Des fonds de pension demandent des comptes sur le Qatar

Trois fonds de pension néerlandais ont annoncé vouloir discuter avec les plus grosses compagnies européennes de construction, au sujet des chantiers pour la Coupe du Monde de Football de 2022 au Qatar, et ce n'est pas pour demander si la compétition aura lieu en été ou en hiver.

Le sujet réel des discutions doit tourner autour des conditions de travail des ouvriers chargés de construire les huit enceintes de la compétition, ainsi que les infrastructures annexes. L'Organisation des Droits de l'Homme parle d'une situation problématique, surtout pour les ouvriers étrangers ; les rapports parlent d'esclavage.

Ces fonds de pension gèrent à elles seules, 227 milliards d'euros, et sont présentes dans le capital de grands groupes de construction dont Vinci et Hochtief qui ont, entre autres, le contrat du projet de Lusail City, une nouvelle vie prévue sur la côte, avec son propre stade.

Alors que les autorités du Qatar assurent que ces soucis font parti du passé, les financiers veulent des assurances et pourraient sanctionner durement les sociétés dans lesquelles elles ont investi, si elles venaient à ne pas respecter les règles internationales du travail.

Eté ou hiver ? Huit ou douze stades ? Corruptions au sein de la Fifa ? Situation des ouvriers ? Beaucoup de questions se posent sur le choix du Qatar pour l'une des plus grandes compétitions au monde. Les allemands se sont déjà proposés pour suppléer l'organisation... au cas où.

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