SV Darmstadt 98 - 1. FC Kaiserslautern
Second match de notre journée après le match féminin de l’Eintracht Frankfurt. C’était évidemment la raison première de notre venue dans le Rhin.
Transport
Pour les quelques formalités sur le transport et la billetterie : on partait en flixbus depuis Lyon jusqu’à Francfort. Ensuite, les transports publics sont offerts depuis Francfort jusqu’à Darmstadt si vous avez un billet de match. Il faut néanmoins créer votre billet de transport en cliquant sur le lien sur votre ticket de match pour être totalement dans les règles.
Les prix sur Darmstadt sont beaucoup plus accessibles que sur Francfort, donc je recommande de dormir sur Darmstadt si vous hésitez entre les deux, même si ça veut dire devoir payer un ticket de transport pour retourner sur Francfort le lendemain. Avec des hôtels à 60-70€ pour 2, cela restait largement plus rentable de rajouter 7€ dans un train pour nous.
Billetterie
Pour la billetterie, on est quand même passé par des membres. Ce n’est pas tant que la demande des fans de Darmstadt dépasserait largement l’offre de ce Stadion am Böllenfalltor de seulement 18 000 places. Mais plutôt que, dans un stade de cette taille, des clubs visiteurs auront une demande qui dépasse l’offre pour le parcage. Ainsi, de nombreux fans de Kaiserslautern étaient dans les tribunes Home. Et par exemple, le match contre Schalke 04 quelques semaines plus tard était forcément sold-out avant toute vente générale.
Le stade
Ce stade est conforme à mon adage comme quoi les divisions inférieures allemandes sont plus intéressantes que la régulièrement pénible 1. Bundesliga.
Pour se rendre au stade, il faut forcément utiliser les transports en commun mais c’est bien desservi et facile de s’y rendre ou de quitter le stade. Autour du stade, pas grand chose mais l’essentiel : un REWE qui permet donc de réaliser quelques derniers achats avant de rentrer dans le stade.
On pouvait justement rentrer avec sa boisson dans le stade, contrairement au match féminin où j’y faisais justement le désagréable constat. Pour manger, autant profiter de la convivialité des stands du stade où les prix sont ok. Même si je ne suis pas le premier fan de bratwurst ou currywurst, là je trouve qu'on en avait un peu plus pour notre argent que dans mes précédentes expériences.
Le meilleur argument de ce stade, c’est la magnifique tribune des ultras dans le pur jus des vieux stades anglais mais ce coup-ci entièrement “décoré” par des graffitis sur sa partie extérieure. Je n’ai pas pris de photos pour ne pas déranger, même si à priori il n’y avait aucun risque, et puisque de toute façon c’est beaucoup mieux pour vous de ne pas se faire spoiler sa beauté.
Les tribunes sont très proches du terrain. Conséquence ou non, on regrettera l’usage excessif à mon goût d’un filet. Bien des clubs ne s’en font aucune obligation. Il me manque peut-être aussi un bout de l’histoire et des problèmes antérieurs, notamment du fait des supporters visiteurs qui remplissent cette tribune ? C’est quand même dommage.
Le match et l’atmosphère
Les fans de Kaiserslautern occupaient donc une bonne partie de notre virage, en plus du parcage se trouvant dans le coin de la latérale. Bonne ambiance assurée en étant placé aussi proche d’eux. Même si, je dirais toujours que les ambiances allemandes ont tendance à ronronner. Quand j’en ai vu quinze minutes, j’ai tout vu.
Le virage de Darmstadt était à notre opposé, l’occasion d’observer avec un grand angle (mais un filet) les belles animations du début du match.
Notre position en tribune empêchait de profiter de façon objective de cette ambiance Home, mais ça avait l’air plutôt bon. Il faut dire que Darmstadt est alors en tête du classement et assure le spectacle dans ce match : une victoire 4-0 avec des joueurs offensifs qui m’ont fait une sacré impression : leur numéro 9 écossais Fraser Hornby. Donc tout est réuni pour être euphorique.
Et pourtant… l’ambiance dans le reste du stade est beaucoup plus terne. Les supporters ne poussent clairement pas derrière l’équipe et il y’a clairement de la retenue dans leur effusion de joie sur les buts. Difficile en effet d’imaginer ne pas voir un stade s'enflammer un samedi soir, lorsque tu es leader de 2. Bundesliga. Et pourtant, c’était le cas ce soir.
L’expérience groundhopping
Si on regarde l’ensemble, avec la qualité de ce stade, c’est une bonne expérience. A faire si possible face à un club qui est suivi par énormément de fans afin de ne pas dépendre uniquement de l’ambiance Home. J’avais quand même un peu déjà tout vu de l’ambiance de l’avant-match aux premières minutes du match. Ensuite, la qualité offensive de Darmstadt a pris le relais pour répandre un plaisir supplémentaire.